
AUCKLAND, le 22 octobre - Une sélection des meilleures déclarations de la phase de poules de la Coupe du Monde de rugby 2011.
« Loin des projecteurs, ça a été une autre histoire. J’ai passé une nuit difficile. J'ai réalisé que mon rêve était brisé, après avoir autant travaillé pour en arriver là. »
- Le demi d’ouverture des All Blacks Dan Carter au sujet de la blessure aux adducteurs qui a brisé son rêve.
« Comme ça, je peux embrasser mon garçon et le serrer dans mes bras tout de suite après la fin du match. »
- Kura, la maman du joueur all black Piri Weepu, qui travaille comme agent de sécurité au Wellington Regional Stadium, où les Néo-Zélandais ont disputé plusieurs matches.
« C’est difficile de tous les aligner, à moins de changer le nombre de joueurs autorisés. L’IRB est plutôt stricte sur ce genre de choses. J’ai proposé qu’on joue à 17 cette semaine mais elle a refusé. »
- L’entraîneur des Néo-Zélandais, Graham Henry, pince-sans-rire, comme à son habitude, au moment de répondre à un journaliste lui demandant comment donner du temps de jeu aux 30 joueurs des All Blacks.
« Ce sont nos ennemis naturels, on est anglais après tout. »
- A la veille du match choc contre l’Ecosse, le manager anglais Martin Johnson rappelle à tout le monde qui a inventé le rugby.
« Tu m’emm… avec ta question. Le but était et est toujours la qualification. »
- Le sélectionneur français, Marc Lièvremont, répond avec franchise lorsqu’on lui demande s’il pense que la France a toujours des chances de remporter la Coupe du Monde après avoir perdu contre les All Blacks en match de poule.
« Les gens ont tendance à regarder le score et à se dire que certains de ces matches étaient faciles, mais il suffit de regarder les dégâts sur le terrain pour voir que ce n’est pas du tout le cas. Toutes les équipes sont en très bonne condition physique. Il n’y aucune équipe contre laquelle c’est facile de marquer des essais. »
- L’entraîneur des Australiens, Robbie Deans, fait le décompte des blessés après la victoire des Wallabies sur les Etats-Unis 67-5.
« Les Samoa sont une révélation sur la scène mondiale du rugby. Tout le monde les a remarqués. Ils faisaient partie des ‘petites équipes’, mais à présent ce n’est plus du tout le cas. Les Samoa sont comme une deuxième version des All Blacks. Ils s'entraînent comme la Nouvelle-Zélande, ils se comportent comme la Nouvelle-Zélande et ils jouent comme la Nouvelle-Zélande. »
- Peter de Villiers, l’entraîneur de l’Afrique du Sud, en admiration devant le dernier adversaire des Springboks dans la poule D.
« C’est un pays incroyable, où les écoliers courent pieds nus, utilisent des bambous comme perches et des bouteilles en plastique comme ballon de rugby. Ce sont eux que nous représentons, les enfants fidjiens. C’est génial de pouvoir jouer pour eux. »
- Le capitaine des Fidji, Deacon Manu, est fier de représenter son pays à la Coupe du Monde.
« On nous voit généralement comme des frères. Ils veulent nous battre et on veut les battre. Si le grand frère souffre un peu en ce moment, alors le petit frère est content, donc on savoure tant que ça dure. »
- L’entraîneur adjoint des All Blacks, Steve Hansen, répondant à la question de savoir si les Wallabies ont raison de penser que l’attitude anti-australienne répandue en Nouvelle-Zélande est allée trop loin.
« Si vous ne jouez pas bien, vous vous retrouvez à vous dire ‘On fera mieux la prochaine fois’, mais la prochaine fois arrive quatre mois plus tard, lors du tournoi des Six Nations, et non la semaine suivante. En Coupe du Monde, impossible de se racheter la semaine d’après. »
- A l’issue du match peu spectaculaire de son équipe contre la Géorgie, le demi d’ouverture anglais Jonny Wilkinson philosophe sur la particularité des matches de CdM.
« Je sens encore une certaine tension, mais c’est comme ces vieux tracteurs, quand vous les faites démarrer le matin : ils toussotent un peu, mais après une heure, leur moteur est chaud et ils roulent bien. Donc j’espère que tout va bien se passer pour moi, mais je vais commencer mon échauffement bien plus tôt que d’habitude, ça c’est sûr. »
- Le deuxième ligne des Springboks Bakkies Botha au sujet de son retour sur le terrain, après une blessure aux tendons d’Achille, avant le match de poule contre les Fidji.
« Un jour, quelqu’un m’a dit que tout le monde avait des chevilles de la même taille, donc je n’aurai pas peur de les prendre par les chevilles. »
- L’arrière des Springboks Pat Lambie, 21 ans, ne reculera devant rien face aux Fidjiens.
« On reçoit tellement de soutien que Sonny Bill Williams a dû donner 20 dollars à un gamin pour qu’il arrête de le suivre. »
- Le manager de l’équipe des All Blacks, Darren Shand, au sujet du soutien « extrême » de certains supporters néo-zélandais.
« Impossible de dire si vous vous faites huer ou encourager. Le bruit de la foule vous donne des ailes. »
- Le demi d’ouverture australien Quade Cooper se fiche éperdument du fait d’être l’ennemi public numéro 1 en Nouvelle-Zélande.
« Ma mère vient voir le match samedi soir, donc ça me met une pression supplémentaire. Elle a 82 ans et est experte en rugby. Si l’équipe ne joue pas bien, elle va être la première à me demander des explications. »
- John Kirwan, le sélectionneur néo-zélandais du Japon, sur un renfort surprise dans son staff à l’occasion du match de poule contre la France.
« Quand on a commencé, quelques fenêtres ont volé en éclats. »
- Le deuxième ligne gallois Bradley Davies révèle que certains joueurs gallois ne sont pas franchement bons chanteurs.
« J'ai plutôt bien dormi, et malgré l'interdiction, j'ai fait une petite sieste. Malgré ça, au cours du premier entraînement, j'ai eu l'impression que mes jambes étaient restées en France »
- L’arrière polyvalent Alexis Palisson reconnaît qu’il lui a fallu un peu de temps pour retrouver toutes ses sensations après le long voyage pour arriver en Nouvelle-Zélande.
« Apparemment c'est une parente éloignée, je ne suis pas sûr. Je suppose que je ne vais plus pouvoir dire que je suis le meilleur rugbyman de la famille. »
- Le Canadien Ander Monro au sujet de ses liens familiaux avec Honor Dillon, la fiancée du All Black Dan Carter.
« Je me suis coupé les cheveux juste avant de quitter le Japon. Je ne m’étais pas coupé les cheveux depuis une année, et je voulais me sentir plus léger. Peut-être que je vais être plus rapide maintenant - plus aérodynamique. »
- Le flanker japonais Itaru Taniguchi était prêt à tout pour s'assurer la meilleure performance possible à la CdM 2011.
« Nous avons appris vos inquiétudes concernant la sécurité, mais je peux vous assurer que la moitié des Néo-Zélandais ne savent pas où se situe Whanganui, donc vous êtes tranquilles et ne risquez pas d'attentat terroriste. »
- Piri Cribb, maître de cérémonie, se veut rassurant envers les Américains à l’occasion de la cérémonie d'accueil de l'équipe organisée à Whanganui.
« Ce fut incroyable, une journée vraiment spéciale. A l'époque, il ne fallait clairement pas se frotter aux guerriers maoris, c’est certain. »
- Le centre canadien Phil Mackenzie exprime ce que de nombreuses personnes ont pensé lors de la cérémonie d’accueil des Canadiens, à Waitangi.
« Toutes les femmes de Wellington qui parlent espagnol ou afrikaans font le tour des boîtes de nuit de la ville pour rencontrer les joueurs argentins et sud-africains. Mais les femmes de Waitangi vont elles aussi être gâtées avec ces beaux jeunes hommes. »
- Pita Paraone, président du Waitangi National Trust, révèle que les habitantes de Waitangi sont impatientes d’accueillir l’équipe canadienne.
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