Les nations émergentes brillent

(Rugby News Service) Mardi 27 septembre 2011
 
Les nations émergentes brillent
Sur cette CdM 2011, la Géorgie s'est mise en valeur contre l'Angleterre et l'Ecosse

AUCKLAND, le 28 septembre - Si la course aux quarts de finale va dominer l'actualité en cette fin de phase de poules, pour d'autres nations, la quête de la troisième place est tout aussi importante car cette dernière est automatiquement qualificative pour l'édition 2015 en Angleterre.

Exemptes du processus qualificatif, les équipes directement admises pourront se concentrer sur l'objectif à long terme, qui est de montrer un visage encore plus compétitif lors de la Coupe du Monde de rugby 2015, voire de se mêler à la lutte pour l'accession aux quarts de finale.

La Coupe du Monde de rugby 2011 a déjà prouvé que le fossé est en train de se combler entre les grandes puissances de l'Ovalie et les sélections plus modestes. C'est ainsi que les nations en développement, telles que la Géorgie, la Roumanie, le Canada, les Etats-Unis, le Japon et les Samoa ont toutes causé quelques frayeurs à des équipes a priori favorites.

Contre l'Ecosse, la Roumanie menait encore au score à dix minutes de la fin. Quant à la Géorgie, elle a compliqué la vie à l'Ecosse comme à l'Angleterre. Le Canada et le Japon étaient encore dans la roue de la France avant le dernier quart d'heure. Malgré leur défaite 22-10, les Etats-Unis ont rendu la tâche difficile à l'Irlande. Enfin, les Samoans ont respecté leur tradition mondialiste en inquiétant les Gallois.

Les prétendues petites nations étaient déterminées à profiter de leur exposition sur la scène mondialiste pour afficher leur état d'esprit et leur engagement. Elles ont ainsi apporté de l'eau au moulin du sélectionneur anglais Martin Johnson, qui déclarait : « Il faudrait être idiot pour sous-estimer qui que ce soit ».

Les statistiques viennent étayer ce qu'observateurs et spectateurs ont pu constater dans les stades néo-zélandais sur les deux premières semaines. Les matches entre nations du niveau 1 (tier one)  et nations du niveau 2 (tier two) ont enregistré une différence moyenne de 21 points, soit beaucoup moins que les 45 points de l'édition 2003 et les 41 de l'édition 2007.

Certes, le pays de Galles et l'Afrique du Sud ont tous deux passé la barre des 80 points contre la Namibie, mais pour Mark Egan, Responsable du développement et de la performance à l'IRB, les signes sont prometteurs et les choses vont dans le bon sens.

Une amélioration visible

« Je pense que les programmes d'investissement de l'IRB et les initiatives Haut niveau commencent à arriver à maturité », reconnaît Egan.

« Nous avons lancé en 2006 la première étape du cycle d'investissement, qui était un programme de £ 30 millions sur trois ans. Nous sommes désormais dans la deuxième phase, qui représente un investissement de £ 45 millions sur quatre ans, dont l'année prochaine. Cet argent est réparti entre 25 fédérations, parmi lesquelles celles du niveau 1.

« Je crois que les observateurs et les supporters à travers le monde ont eu droit à des performances de bien meilleure qualité. Cela s'explique par la grande amélioration qualitative des joueurs issus des îles du Pacifique, de la Géorgie, de la Roumanie, de la Russie, du Canada et des Etats-Unis. »

« Ils disposent désormais d'excellents programmes de préparation physique et de musculation. Nous avons investi beaucoup de fonds pour fournir aux équipes un support technique adéquat  en matière de la musculation et de préparation physique, des entraîneurs pour les avants, des spécialistes de la technique, sans compter des ressources scientifiques et des programmes nutritionnels. »

« Nous sommes en train de renforcer les programmes. Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour tenir le rythme, mais tout le mérite revient aux joueurs et aux entraîneurs des fédérations du niveau 2, qui ont réussi des performances très intéressantes. »

« Nous savions que les progrès allaient se matérialiser, mais je dois dire que certaines équipes nous ont surpris. Lors de son premier match, la Roumanie a effectué une grosse performance contre l'Ecosse. Elle n'a perdu que de 10 points et elle était même devant dans les sept ou huit dernières minutes. Il s'agit là d'une grosse performance et elle vient de la dernière équipe à s'être qualifiée pour la Coupe du Monde de rugby ». 

« Cela prouve que lorsque les meilleurs joueurs des nations du niveau 2 sont rassemblés et qu'on leur fournit la préparation adéquate, ils peuvent être compétitifs. »

Le moteur économique

« Nous devons faire en sorte d'augmenter le nombre de joueurs à évoluer dans les championnats professionnels à travers le monde, pas seulement en Europe. Ce serait fantastique de voir davantage de joueurs venant des îles du Pacifique, des Etats-Unis, du Canada voire de Géorgie évoluer dans des franchises de Super Rugby, si possible. »

« Les programmes d'investissement de l'IRB sont réétudiés chaque année, mais aussi après chaque cycle de Coupe du Monde de rugby, de façon à s'assurer que chaque fédération reçoive l'aide et le soutien dont elle a besoin. »

« La troisième place est automatiquement qualificative pour la Coupe du Monde de rugby 2015. Si l'on raisonne en termes de programme IRB, je pense que les équipes ayant décroché cette troisième place qualificative auront la priorité dans nos programmes d'investissement. Nous savons qu'elles participeront à la prochaine Coupe du Monde donc nous devons travailler immédiatement avec elles. »

« Nous voulons bien allouer nos ressources. Nous devons bien étudier notre stratégie d'investissement. Nous avons des financements limités, même si la Coupe du Monde de rugby est notre principal gagne-pain, le moteur économique du rugby mondial. »

« Nous avons généré £ 122 millions grâce à la Coupe du Monde de rugby en France, mais nous dépensons £ 150 millions sur un cycle de quatre ans jusqu'à 2012.

« Nous devons faire très attention à la façon dont nous dépensons notre argent. Nous avons 117 fédérations membres, qui ont toutes besoin de notre soutien. Cela va des fédérations les moins développées à celles du plus haut niveau. »

« En ce moment, nous travaillons avec 25 fédérations, parmi lesquelles celles de niveau 1. Je trouve que les gens ont tendance à oublier que nous avons beaucoup aidé l'Argentine : nous avons consacré une enveloppe annuelle d'£1,25 millions au financement des programmes Haut niveau, des cinq académies régionales, des 200 joueurs qui passent chaque année par ces académies. »

Un héritage durable

« Nous devons étudier les résultats que nous obtenons en matière de performance ainsi que les structures des fédérations. Il s'agit donc d'une approche globale atour du développement de la fédération. Cependant, nous devons aussi nous pencher sur les performances en Coupe du Monde de rugby car au bout du compte, c'est cette compétition qui fournir les ressources financières au rugby mondial. »

L'IRB a par ailleurs contribué au financement d'une académie nationale à la pointe de technologie et d'un centre de haut niveau aux Samoa, qui a ouvert ses portes à temps pour la préparation du groupe à la CdM 2011. L'IRB organise également des compétitions telles que la Pacific Rugby Cup, la Coupe des nations du Pacifique et le Championnat de Rugby des Amériques, afin d'offrir aux nations émergentes l'occasion d'évoluer à haut niveau.

Des nations telles que la Géorgie, les Samoa, les Tonga et la Roumanie ont toutes bénéficié de la stratégie de l'IRB consistant à affecter des entraîneurs expérimentés à ces pays, et pas seulement au plus haut niveau avec l'équipe nationale.

« Citons par exemple Aussie McLean et Tom Coventry avec les Samoa, John McKee avec les Tonga, Steve McDowall avec la Roumanie, Richie Dixon avec la Géorgie. Nous avons, de fait, financé ces postes, partiellement ou intégralement en fonction de la situation.

« Lorsque nous avons accepté cela, le contrat stipulait notamment que ces entraîneurs allaient travailler avec les autres entraîneurs, les sélectionneurs des moins de 20 ans, les coaches des grands clubs. De plus, nous avons nos propres programmes. »

« Il y a aussi le Talent Optimisation Programme pour les entraîneurs, particulièrement destiné aux nations du niveau 2. Ce programme est basé à Stellenbosch, en Afrique du Sud, et il dure 10 jours. Neuf des sélectionneurs présents à la CdM 2011 ont participé à ce programme, parmi lesquels Isitolo Maka et Sam Domoni, les entraîneurs des Tonga et des Fidji. »

« Tout entraîneur travaillant avec une nation du niveau 2 doit laisser un héritage. Cela ne se limite pas à la sélection. Il s'agit de laisser un héritage au pays et aux futurs entraîneurs. »

RNS kb/dr/sw/sc/bd

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