Bilan de la Poule A : A qui perd gagne !

(Rugby News Service) Lundi 3 octobre 2011
 
Bilan de la Poule A : A qui perd gagne !
Colin Slade aura la lourde tâche de remplacer Dan Carter lors du quart de finale de la Nouvelle-Zélande face à l'Argentine.

AUCKLAND, le 3 octobre – Ce dimanche, la Nouvelle-Zélande aura clos les débats dans la Poule A comme elle les avait ouvert trois semaines plus tôt, par une large victoire.

Malgré la pression considérable qui pesait sur leurs épaules en tant que pays organisateur, les All Blacks ont parfaitement rempli leur contrat à l’issue de la phase de poules de cette Coupe du Monde 2011. Vainqueurs de leurs quatre matches après avoir inscrit à chaque fois le point de bonus offensif, les hommes de Graham Henry semblent idéalement lancés pour offrir à leur public une deuxième coupe Webb-Ellis. La première depuis 1987.

Equipe la plus attendue de la compétition, la Nouvelle-Zélande a parfaitement géré l’attente qui entourait chacune de ses sorties. Seul le forfait définitif sur blessure aux adducteurs de Dan Carter est venu gâcher un parcours jusque-là sans faute. Le maître à jouer des Blacks a été contraint de quitter ses partenaires à la veille de la dernière rencontre qui a opposé son équipe au Canada.

Avec le forfait de son meilleur marqueur, le sélectionneur Graham Henry s'est vu obligé de revoir ses plans pour la suite de la compétition. C’est à Colin Slade que reviendra la lourde tâche d’endosser le maillot n°10 des Blacks et d’animer le jeu d’attaque de son équipe. Il a fait preuve de tempérament et de talent au cours de sa solide performance face au Canada dimanche, avant de glisser à l’aile pour laisser sa place à Piri Weepu. Henry voulait également voir à l’œuvre ce dernier, avant d’attaquer les matches à élimination directe.   

Que les choses sérieuses commencent

Malgré la perte de Carter qu’il a lui même qualifiée de « tragique », Henry a dû être rassuré par les prouesses réalisées par Slade et Weepu. Cette équipe des All Blacks ne manque décidément pas ni de ressources ni de talent. Le sélectionneur aux 100 caps à la tête des hommes en noir n’a d’ailleurs pas caché son intention de titulariser Colin Slade à l’ouverture pour le quart de finale face à l’Argentine, dimanche prochain à l’Eden Park d’Auckland. « Disons que Colin Slade est le gars de la situation. Il a juste besoin d’un peu plus de temps de jeu. On a vu qu'il était capable de belles choses, à nous de faire attention à lui et de voir comment il est performant dans les matches à venir », a confié Henry.

La perte de Dan Carter est la seule fausse note enregistrée par cette équipe néo-zélandaise depuis le début de la compétition. Le 24 septembre dernier, à l’occasion de la 100e sélection de son capitaine Richie McCaw, les All Blacks ont même pris une cinglante revanche sur la France. Cette dernière les avait en effet battus il y a quatre ans en quarts de finale. L’affront a été lavé par un succès 37-17 à l’occasion de leur troisième match de poule.

L’équipe de France, quant à elle, a connu un début de mondial plus compliqué. Peu convaincants lors de leurs victoires sur le Japon et le Canada, les Bleus ont défrayé la chronique en faisant le choix d’aligner le demi de mêlée Morgan Parra au poste de demi d’ouverture. Après avoir suscité le scepticisme des observateurs, le sélectionneur Marc Lièvremont a essuyé la déception des supporters après la défaite contre les Tonga samedi dernier à Wellington (19-14).

Un bien pâle deuxième

Cette défaite des Français est une des plus grosses surprises de cette Coupe du Monde 2011,  avec la défaite de l’Australie face à l’Irlande. Pour les Bleus, cet échec est le plus important de leur histoire en Coupe du Monde. S’il ne remet pas en cause leur deuxième place dans la Poule A et donc leur qualification pour les quarts de finale, il fait tout de même tâche pour équipe qui avait pour ambition de soulever sa première Coupe Webb-Ellis le 23 octobre prochain. Depuis que la compétition réunit 20 équipes, jamais une sélection ne s’était qualifiée pour les quarts de finale après deux défaites. Quand on sait qu’aucune équipe n’a remporté la Coupe du Monde après avoir perdu ne serait-ce qu’un match de poule, on mesure l’ampleur de la tâche qui attend les joueurs de Marc Lièvremont dans les jours, voire les semaines à venir.

La route du paradis passe par un succès samedi prochain, en quarts de finale contre l’Angleterre. Le sélectionneur français semble le premier meurtri par le parcours cahotique de son équipe : « Je pensais avoir fait le tour en terme de honte. Mais cela a été encore extrêmement violent. Chaque passe manquée, chaque plaquage manqué, je les reçois comme un profond échec personnel », confie t-il sans fard. Aux critiques de la presse, il préfère répondre par une réaction (toujours) à venir de ses joueurs : « Pour l'instant, on vous donne raison même s'il n'y a pas de marasme ou de fracture au sein du groupe. J'attends toujours cette rébellion de la part des joueurs. Ça leur appartient. J'ai du respect, de l'estime pour eux, je leur parle avec franchise. Je pense que c'est réciproque même si je ne me fais pas d'illusions », lâche-t-il en montrant pour la première fois des signes de résignation. 

Des amateurs qui ont tout de pros

Les Tonga ont donc créé la plus grosse surprise de cette Poule A. Leur succès face à la France leur permet de finir troisième de la poule et d’être automatiquement qualifiés pour la prochaine édition de la compétition, en 2015 en Angleterre.

Les Aigles des mers ont su relevé la tête après avoir entamé leur campagne 2011 par une défaite 41-10 face à la Nouvelle-Zélande lors du match d’ouverture. Sans une décevante défaite (25-20) contre le Canada, les Tongiens auraient même pu espérer gagner leur billet pour les quarts de finale. Avec le recul, ils pourraient regretter longtemps cette courte défaite.

Avec une équipe composée en majorité de joueurs amateurs, le Canada a fait preuve de détermination et de courage pour réaliser un tournoi plus qu’honorable. Pratiquant un rugby très physique,  les Canucks ont montré de belles choses même face à des équipes du standing de la Nouvelle-Zélande et de la France. Une belle récompense pour un pays où le rugby a bien du mal à exister à côté du sport roi que représente le hockey sur glace. Vainqueurs des Tonga pour leur entrée en lice puis auteurs d’un match nul face au Japon, les joueurs de Kieran Crowley terminent à la quatrième place de leur poule. Pas suffisant pour se qualifier automatiquement pour la prochaine édition de la Coupe du Monde. Ah, si seulement les cousins français n’avaient pas perdu face aux Tonga, tabernacle !

Dernier mais en progrès

Bien qu’il n’ait pas rempli l’objectif qu’il s’était fixé de deux victoires dans cette Coupe du Monde, le Japon quitte la compétition avec quelques motifs de satisfaction. Les joueurs de John Kirwan ont séduit par le jeu à la fois audacieux et offensif qu’ils ont proposé. Derniers de la Poule A avec les deux points arrachés lors du match nul face au Canada (comme en 2007), les Fleurs de cerisier sont en progrès. Il y a fort à parier qu’ils seront encore plus compétitifs dans quatre ans pour la Coupe du Monde en Angleterre où ils n’auront aucun mal à se qualifier tant ils dominent la zone asiatique. Et que dire de l’édition 2019 qu’ils sont d’ores et déjà assurés de disputer en tant que pays organisateur ?

Osamu Ota, directeur général de la JRFU (fédération japonaise de rugby), se montre à la fois optimiste quant à l’avenir, que reconnaissant pour le chemin parcouru : « Nous aimerions remercier le sélectionneur John Kirwan pour tout ce qu’il nous a donné au cours de ces quatre ans. Il a augmenté la qualité générale et la confiance de l’équipe, et il nous a aidés à établir un style de rugby japonais. Nous n’avons pas obtenu les résultats que nous espérions, mais nous sommes sans aucun doute devenus une meilleure équipe de rugby », déclare-t-il à l’heure des bilans.

Le sélectionneur Kirwan partage ce sentiment et veut croire lui aussi en des lendemains qui chantent. « Ne perdons pas des yeux notre objectif, qui est l’année 2019. D’ici là, nous devrions faire partie des huit meilleures nations. On est un peu déçus actuellement, mais on va dans la bonne direction », estime-t-il ainsi à l’heure de quitter l’édition 2011.

Qu’elle soit qualifiée ou éliminée, chaque équipe quitte ou poursuit la compétition avec son lot de satisfaction et de déception. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort paraît-il. A méditer pour ceux qui partent comme pour ceux qui restent.

RNS omg/gs/mr/cl/bd


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